26 mars 2006

CPE et CEE. Déni démocratique.

Deux questions naïves.

  1. Pour quelle raison personne n'a évoqué dans les médias dédiés la nécessité imposée au gouvernement d'obéir aux Ligne Directives édictées par l'Union Européenne dans le domaine de l'emploi et de la banalisation de sa précarité ?

  2. Qui s'est étonné du fait que c'est précisément dans le cadre du Conseil que Chirac a éprouvé le besoin de réitérer haut et fort son soutien au CPE ?

Vouloir dissocier les problèmes nationaux des accords signés à Bologne, Lisbonne ou Barcelone relève d'une  irresponsabilité politique ou syndicale coupable ! Qu'attendent par ailleurs les étudiants pour le hurler au cours des manifestations ? Raffarin remplacé par de Villepin au lendemain du 29 mai 2005 constitue un déni démocratique digne des régimes totalitaires ! Les multiples agitations des membres de l'UMP feignant de s'offusquer devant la volonté populaire de remettre en cause une loi votée par les assemblées dans les conditions que l'on sait relèvent par conséquent de la plus affligeante provocation. Vouloir éliminer les effets sans s'attaquer aux causes ne peut conduire à courts termes qu'à des désillusions.  Il faut être particulièrement naïf pour s'imaginer que la méthode De Villepin -celle qui court-circuite le dialogue- trouve son origine dans la personnalité même du premier ministre. Il y a fort à parier qu'elle est tout simplement de nature stratégique : le dialogue ne lui aurait probablement pas permis de se mettre en conformité avec les désidérata  de l'Union Européenne.  Les opposants aux CPE ont choisi de lutter et d'argumenter sur leur dénominateur commun contestataire. Libres à eux d'éviter le sujet qui fâche, mais  comme on peut le constater, l'efficacité de leur stratégie s'en trouve singulièrement amoindrie.  Et surtout en cas de retrait, qu'espèrent-ils ?

Posté par widerstandkampf à 16:36 - Commentaires [0] - Permalien [#]


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